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La mort d’un pirate

Nous avons toujours cru que la mort d’un pirate devait être violente, tragique, belle : noyé dans le Pacifique, échoué dans les Antilles, découpé en Cornouaille, haché sur les rochers de la mer Egée.

Martin n’est pas du tout mort ainsi. Martin est décédé malencontreusement en avalant de

travers un bout de noix de coco. Dans son malheur, il avait pourtant eu de la chance. Cette même noix de coco venait de tomber à quelques centimètres de son crâne de pirate.

Martin est pourtant, ou plutôt était, un vrai pirate. Une belle boucle en or, pendant à son oreille gauche, faisait ainsi partie de son apparat. Il s’était toujours dit qu’il serait bon de pouvoir se payer de décentes funérailles. Au cas où son corps serait retrouvé sur une île perdue. Et en tant que vrai pirate, il s’y connaît, ou plutôt s’y connaissait, autant en cocotier qu’en lustrage de sabre ou déboulonnage de gros canons.

Mais ce cocotier devait être un cocotier qui lui voulait du mal. Sûrement parce qu’il avait été planté par Mick, son grand ennemi. Mais ça il ne le savait pas. Il ne pouvait le savoir. Depuis quand les pirates plantent-ils des cocotiers ?

L’histoire est donc ainsi. Mick a planté un cocotier. Le cocotier a donné des noix de coco. Martin passait par là. Une noix de coco est tombée. Martin a eu de la chance. Il a décidé de se venger. Il a mangé la noix de coco. Il s’est étouffé.

Nous avons toujours cru que la mort d’un pirate devait être violente, tragique, belle.
Nous avions tort.


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