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La steppe

La steppe s’étire à perte de vue. Pas âme qui vive à des centaines de kilomètres à la ronde. J’ai tout juste aperçu une caravane au loin il y a trois jours de ça. Une semaine que je suis parti. Une semaine que je marche dans cette vaste plaine cerclée de montagnes. Une impression me revient sans cesse à l’esprit. Celle d’être enfermé ici par ces montagnes. Et de ne plus pouvoir les quitter. Quelle satisfaction de pouvoir explorer chaque jour le même paysage ! De laisser aller mes pensées, sans le grand bruit de la civilisation. De profiter de chaque coup de vent, de chaque ruisseau, et du vide.

Il n’y a rien, nulle part. Comme un bout de terre oublié par le progrès, laissé à l’abandon. Un bout de terre auto-géré, que la civilisation a renoncé à explorer, incapable qu’elle est de restaurer pareille harmonie malgré le labeur de ses ouvriers acharnés. Pas une piste, pas une stèle. Seulement quelques nomades discrets, qui ne font que passer. Le genre d’endroit où l’on ne s’attarde pas. On y passe uniquement. Les montagnes veillent au grain.


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