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Rockstar 2011

Être une rockstar c’est vraiment plus ce que c’était. Pendant les sixties, tu remplissais un stade avec une sonorisation pourrie, les fans hurlaient tellement que personne entendait ta musique, t’avais une coupe au bol ridicule mais t’avais quand même de quoi te shooter en bonne et due forme. Pour les seventies, ça devenait plutôt pépère, tu pouvais faire des concerts peinard, au chaud, en amassant relativement ton blé. Les 80′s et 90′s, tu faisais de la soupe et tout le monde s’en contentait.

L’arrivée du XXIe siècle a tout foutu en l’air. Tu fais du rock, et tu vivotes en regardant les « talents pop » d’aujourd’hui amasser des blindes. Comme quoi tout se perd. Être obligé de bouffer Macdo, de vivre dans une ville quelconque du royaume de Sa Gracieuse Majesté, de dormir dans ta caisse, c’est ça ta super vie de rocker en 2011. L’époque étant ce qu’elle est, tu dois te contenter de faire tes clips avec des récups de vieux films noirs et blancs. Tu te retrouves même obligé d’enregistrer dans le vieux hangar à tracteur de la ferme du coin, ce qui te donne un son si pur qu’il est noblement qualifié de « garage » par la critique. Bon, t’as au moins de quoi te payer une Bentley, c’est pas si mal.


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