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On stage

90 minutes de bonheur

Mardi 14 février, 20h45 : c’est parti pour 90 minutes de bonheur. Une Saint Valentin des plus folles, qui parlera essentiellement aux amateurs de ballon rond, avec son lot de folie, d’émotions, d’art brut. Le romantisme parisien face au régionalisme catalan, l’amour du cuir en lieu et place du traditionnel dîner à deux au resto avec la bougie qui va bien et la petite rose rouge pour devoir se rappeler au moins une fois l’an qu’on s’aime.

D’autant qu’à quelques jours près, on a failli rater cette belle soirée qui "restera dans l’histoire" et est "le match du siècle" comme aiment à le dire les commentateurs de football avec un superbe recul historique et scientifique de deux ou trois heures (et ce jusqu’au prochain "match du siècle" de la semaine suivante). Heureusement qu’il y avait deux dates.

Mercredi 15 février, 20h45 : c’est parti pour 90 minutes de bonheur. 6 ans après la sortie de leur premier album, je vais enfin les voir en concert. Je fais partie de ceux qui restent complètement groupie de ces grands timides qui s’excusent presque d’exister. The XX, c’est aussi le groupe qui nous donne envie d’imaginer un truc avec Valentin autour de la musique, en 2009. Truc qui débouchera sur ce site au rythme de publication incertain et aléatoire. Donc forcément, impossible de rater le coche. Oui mais bon, fallait bien qu’une pointe de frustration vienne gâcher tout ça.

Un live de 90 minutes. Bordel. 90 minutes. Il est 22h15, on se regarde dépités. Pourquoi limiter le kiff à ce point ? Jusque là, on ne va pas se mentir, ils avaient fait le taf. Super set-list, plusieurs morceaux revisités de façon originale et sympa, et ambiance au top (au Zénith en plus, c’est assez rare pour être souligné). Il fallait bien que ça s’arrête à un moment ou à un autre. Mais merde, 90 minutes quoi.

En définitive, cette fin de concert, c’est un peu comme un but de Barcelone à la dernière minute, ou un dîner de saint valentin avec ta mère. C’est bien, mais c’est frustrant.

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