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Autre chose

La douche

Nous accueillons aujourd’hui Michaël, qui rejoint la liste de nos amis qui prennent leur plume à deux mains et se jettent à l’eau. Welcome Mike !

Il est monté au paradis, le félon, le publicain, le faux-prophète, celui qui aime le plaisir plus que Dieu - le front appuyé contre la porcelaine de la cuvette. La bouteille de liqueur dans un sac en plastique, une terrine de canard pour la compléter, le vieux mousse rentrait au port après 5 heures de gnouf, gratter les quelques lignes pour lesquelles il est payé. Rires céramiques dans la galerie du métro. Et puis là, une surprise : elle est entrée dans la pénombre du bureau.

Les billes brunes dans les billes claires et un peu fraîches, ils tentent un potlatch labial en tout bien, tout honneur - mon secret contre ton secret, une joute conviviale à bâton rompu ou à lances brisées. Rouge sur blanc, il a perdu le nord ou le sud... et il a enjambé la lice. Ils ont mis la musique à fond pour couvrir le silence du grand appartement - d’abord ils ont ri et ensuite ils ont dansé. Remous solitaires comme une attaque cardiaque ou une crise d’épilepsie dans la pénombre de l’étude... puis une bringue à deux débute, une main posée sur son ventre et le blase dans ses cheveux.

Son odeur lui a électrisé les yeux et ses épaules lumineuses, noué les tripes. Il dévoile ses pieds vernis de poupée et les a écrase allègrement, en dansant. Sa tête tourne autour de son nombril en amande qu’il baptisé "Thétys", la soupe primitive à l’origine de la vie ; il cherche à boire au calice mais elle se dérobe... et minuit sonne. Ils croisent l’employé de surface en sortant - sa chemise gorgée comme une éponge par l’eau minérale qu’elle lui a versé sur le visage, sans malice, pour le tirer de son rêve. C’était la meilleure et la pire des solutions.


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