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rePRENDS MOI

Je crois que le musicien qui n’est pas passé par des covers, aussi foireux soient-ils, dans l’apprentissage de son instrument, n’est pas né. Comme à l’école en Chine il n’y a d’autre méthode d’apprentissage que de reproduire les œuvres des autres en tentant, pour une infinité de vainqueurs, de les sublimer. Le problème c’est que sublimer un morceau qui est déjà au top c’est pas à la portée de n’apporte quel musicien.

Les artistes les plus durs à coveriser (oui je sais, je parle anglais) sont sans aucun doute ceux avec la plus forte identité vocale, mais chance pour eux, ils pondent souvent de merveilleux covers eux-même. On peut citer par exemple Bashung, Arno ou Nina Simone. A moins de vraiment changer l’identité musicale du morceau tu as rapidement l’air d’un gland en coverisant ces artistes.

Certain covers sont si puissants qu’ils dépassent l’original, les coups de maitre. On en vient alors à faire des covers de covers en pensant faire un cover de l’original… sale histoire ! Je n’ai par exemple pas mis la version de « The man who sold the world » de Nirvana qui a donné plus qu’une seconde jeunesse au titre de David Bowie mais au cover plus contemporain de cosuma. Un autre exemple que je n’ai pas mis aurai été le cover d’ « All Along the watchtower » par Hendrix qui a rendu célèbre ce morceau. Il vient encore d’être casé dans une pub, immortel ! Dylan lui même reconnaitra que la version d’Hendrix dépasse de loin l’originale.

Mais c’est quoi un cover ? Un bon cover c’est quand un musicien arrive à apporter son originalité à un titre original. Je vous ai épargné toutes les nanas qui reprennent des chansons avec des voix sans charme, mais très juste, en baissant le tempo de moitié et en ajoutant trois arpèges, hein, on s’en passera ! Bonne écoute. Etoffe-moi si tu peux !


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